Action publique · Dossiers

Le registre de l'action : dossiers, chiffres, résultats

Chaque dossier est traité comme une pièce de registre : un état des lieux, une méthode, un résultat vérifiable. La transparence n'est pas un slogan, c'est une procédure.

Registre I

Le patrimoine communal, de l'opacité au registre public

Folio 01

Le registre du patrimoine, une première au Maroc

Acte fondateur · 2025

Pendant des années, l'incapacité de la ville à recenser et exploiter son patrimoine a servi d'arme politique. Sous l'impulsion de Nasrollah, le Conseil récupère le registre du patrimoine immobilier après la radiation de la SDL Casa Patrimoine, le numérise sur des serveurs sécurisés et annonce sa publication intégrale au grand public, une première au Maroc pour une commune de cette envergure.

La gestion rigoureuse révèle des aberrations historiques : 19 villas communales d'une valeur de 18 milliards de centimes louées 250 dirhams par mois, un terrain de 13 hectares occupé illégalement pendant plus de trente ans, des loyers gelés depuis des décennies. Résultat tangible : le complexe Zenata, sur la route côtière, voit son loyer réévalué de 10 000 à 100 000 dirhams.

2 000biens recensés
130 Mds DHvaleur estimée du patrimoine
×10loyer du complexe Zenata
130actions en éviction engagées

Registre II

Endiguer l'hémorragie : la bataille des contentieux

Folio 02

65 milliards de centimes épargnés à la ville

Défense judiciaire · 2021-2026

Les condamnations pour agression matérielle, l'occupation de terrains privés par l'administration sans procédure légale, ont longtemps été le cancer financier de Casablanca. Avec l'appui de l'Agence Judiciaire des Collectivités Territoriales et du Ministère de l'Intérieur, Nasrollah met en place une stratégie de défense agressive : recours en révision, pourvois en cassation, contre-expertises.

Sur 280 plaintes historiques d'agression matérielle, un tiers des demandes est rejeté. Des jugements spectaculaires tombent : 10 milliards de centimes annulés en cassation face à de puissants intérêts privés, 3,2 milliards annulés dans une affaire similaire. En session, il menace de saisir le Procureur Général du Roi pour escroquerie contre ceux qui instrumentalisent la justice. Une seule affaire héritée de 1953, avec 200 héritiers, aurait pu coûter 147 milliards de centimes sans défense rigoureuse.

En mai 2026, il dresse l'état des lieux devant le Conseil : environ 2 500 dossiers en justice, des services juridiques à renforcer, et une nouvelle victoire avec l'annulation d'une condamnation de 86 millions de dirhams.

650 MDHde décaissements évités
280dossiers d'agression matérielle
157 MDHde jugements en révision
1/3des demandes rejetées

L'affaire d'Aïn Sebaâ : chronique d'une spoliation évitée

Titre foncier C/8447

Un hectare adjacent au parc zoologique d'Aïn Sebaâ, valeur estimée 200 millions de dirhams, classé espace vert depuis le plan d'aménagement de 2000. En 2024, Nasrollah fait rattacher officiellement le terrain au nom de la commune. Le 25 novembre 2025, stupéfaction : la Conservation Foncière a retransféré la propriété à une société privée, sans notification.

Face aux rumeurs et aux messages anonymes qui l'accusent, il convoque une session extraordinaire le 2 décembre 2025 et livre une démonstration technique implacable : l'arrêt de cassation invoqué concernait le plan d'aménagement, mais c'est le plan de lotissement, supérieur dans la hiérarchie des normes, qui sanctuarise l'espace vert. Soutenu sans réserve par la maire Nabila Rmili, il engage la prénotation et toutes les voies de droit : « Nous ne leur céderons pas notre bien. Il nous reviendra, conformément à la loi. »

200 MDHvaleur du terrain
1 had'espace vert sanctuarisé
02.12.2025session extraordinaire

Villa Mauvillier : l'expropriation assumée

Zerktouni × Anfa · 551 m²

Au croisement stratégique des boulevards Zerktouni et Anfa, le projet d'hôtel Marriott sur le site de la villa Mauvillier était paralysé depuis cinq ans. En juillet 2025, le Conseil vote la déclaration d'utilité publique. Nasrollah monte au créneau avec pédagogie : le droit de propriété et le permis de construire ne font pas obstacle à l'expropriation quand l'intérêt général l'exige, sous réserve d'une juste indemnisation validée par la justice administrative. Assumer politiquement des décisions techniquement complexes : la marque de sa méthode.

Registre III

L'urbanisme : remettre l'élu au centre de la ville

Folio 03

Les SDL sous surveillance démocratique

Depuis 2015

Dès 2015, il dénonce l'opacité des Sociétés de Développement Local : rapports refusés aux élus, absence de visas de tutelle, décaissements massifs sans contrôle. Sa constance finit par payer : la SDL Casa Patrimoine, en échec, est radiée et la ville récupère son registre. Il obtient le retrait progressif de la gestion du stationnement des mains de Casa Baia, déjà chargée d'un marché de 1,6 milliard de dirhams, au profit d'un futur appel à manifestation d'intérêt pour un opérateur spécialisé : 800 000 places, dont 8 000 seulement horodatées.

En mai 2025, il fait adopter un cahier des charges inédit pour encadrer les gardiens de voitures : enquête sociale, zones délimitées, horaires fixés. L'ordre revient dans l'espace public par la règle, pas par l'arbitraire.

Moderniser sans effacer : Hay Mohammadi, Bab Marrakech

Mémoire urbaine

Il prend la tête du rejet du plan d'aménagement proposé pour Hay Mohammadi : la préparation du Mondial 2030 ne doit pas se limiter à des couches superficielles, elle doit intégrer l'âme historique des quartiers et l'équité sociale. Au cœur de l'ancienne médina, il défend la reconstruction du marché de Bab Marrakech, assumant l'impératif de sécurité, avec commerces, kiosques et parking souterrain. Et il rassure l'opinion : la ville conserve la pleine propriété du Complexe Sportif Mohammed V, rénové pour la CAN 2025.

Crises systémiques : eau, bâtiments menaçant ruine

Gestion de crise

Face au stress hydrique, il soutient l'affectation de 334 millions de centimes d'excédent budgétaire à l'équipement de puits et de sources pour irriguer les espaces verts sans toucher à l'eau potable. Après le séisme d'Al Haouz, il appelle à une refonte urgente de la politique de démolition des bâtiments menaçant ruine et réclame que l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine assume pleinement ses prérogatives pour protéger les vies.

Registre IV

Les grands projets : rééquilibrer la métropole

Folio 04

Casablanca Tech Valley, Sidi Othmane

Site El Hantate

Porté par Ewane, filiale de la CDG, le pôle technologique d'offshoring de Sidi Othmane vise à rééquilibrer une dynamique économique traditionnellement concentrée à Anfa. Nasrollah en détaille le plan de développement : extension sur plus de 150 hectares, cités sportives, relocalisation des abattoirs, et pour la première fois des immeubles de grande hauteur autorisés dans la préfecture de Moulay Rachid. Il annonce aussi 100 milliards de centimes d'investissements créateurs d'emplois pour Ben M'sick et Moulay Rachid.

1,5 Md DHd'investissement
25 000emplois qualifiés visés
150 had'extension programmée

Registre V

Au Parlement : porter la voix des territoires

Folio 05
Commerce extérieur

Territorialiser le programme 2025-2027

Il interpelle le gouvernement sur la déclinaison régionale du commerce extérieur et obtient l'annonce de 12 guichets régionaux, en plaidant pour les PME et les artisans, et contre la congestion logistique de Casablanca.

Fiscalité locale

Le nerf de la guerre communale

Questions au ministre de l'Intérieur sur les difficultés de recouvrement des taxes locales et sur le système de transport urbain public : les finances des collectivités comme condition de toute politique de proximité.

Pouvoir d'achat

Le contrôle des prix

Il interpelle la ministre de l'Économie et des Finances sur l'intensification du contrôle des prix, aux côtés de ses questions écrites sur l'emploi, les bâtiments menaçant ruine et la protection de l'enfance.